La journée du sommeil, organisée par l’INSV – 17 mars 2017

 L’Institut National de la Vigilance et du Sommeil (INSV) organise le 17 mars 2017, la 17ème édition de la journée du sommeil. La thématique de cette année est « Dormir seul ou pas : quel impact sur notre sommeil ? »

Voici les questions que cette session souhaite aborder :

  • Pour quelles raisons certaines personnes dorment-elles seules et d’autres pas ? Par choix ? Par confort ? Pour satisfaire un sentiment de sécurité ? Pour s’adapter à des rythmes de vie ou de travail différents ?
  • Le co-dodo parent/enfant, bonne ou mauvaise idée ? Quelle proportion de parents dort avec leurs enfants ? Pourquoi ? Quelles sont les recommandations des spécialistes ?
  • Dormir avec son animal de compagnie impacte-t- il notre sommeil ? Comment ?
  • Dans quelle mesure la pathologie du sommeil de l’un influence-t- elle les habitudes et la qualité de sommeil de l’autre ?

Des manifestations gratuites seront ouvertes au public dans une cinquantaine de villes : visite de centres du sommeil, conférences-débats avec des spécialistes, ateliers, rencontres avec des associations de patients, exposition, etc.

Voici le liens pour accéder aux événements près de chez vous : http://villagesommeil.org/pres-de-chez-vous/

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MBCT#0 – Article d’introduction de la pleine conscience au service de votre sommeil

Voici le premier volet de 9 articles dédiés à la pleine conscience au service de votre sommeil. Dans la longue recherche de mon sommeil perdu, j’ai exploré une voie extrêmement intéressante qu’est la pleine conscience, Mindfullness en anglais.
J’ai participé à une thérapie cognitive qui a consisté en 8 séances de deux heures, une séance par semaine soit sur 2 mois. Elle m’a coûté 400 €, mais je ne regrette en aucun cas cette dépense. Je souhaite par cette série d’articles vous faire profiter de cette expérience afin que vous puissiez voir si cela pourrait vous servir à combattre votre propre insomnie. J’essaierai de vous rapporter de manière la plus neutre possible les séances, et j’apporterai ensuite mon interprétation de la chose quant à l’application de ces idées et principes au problème de l’insomnie.

Commençons par la définition: la « pleine conscience » signifie diriger son attention d’une certaine manière, c’est-à-dire :
– délibérément,
– au moment voulu,
– sans jugement de valeur.
(Jon Kabat-Zinn (2005). « Où tu vas, tu es ». Editions J’Ai Lu)

Voici un extrait de l’introduction de cette thérapie :
[En voiture, nous pouvons parfois conduire pendant des kilomètres en « pilote automatique » sans être vraiment conscients de ce que nous sommes ne train de faire. De la même manière, nous pouvons ne pas être réellement « présents », moment après moment, à une bonne part de notre vie : il nous arrive souvent d’être à « cent lieues » du moment présent, sans en avoir conscience.
En pilote automatique, les événements autour de nous, les pensées, les sentiments et les sensations (dont nous ne sommes peut-être que vaguement conscients), peuvent déclencher de vieilles habitudes de penser, qui sont souvent inutiles et détériorent notre humeur.
En devenant plus conscients de nos pensées, de nos sentiments, et de nos sensations corporelles, moment après moment, nous nous accordons la possibilité d’avoir plus de liberté et de choix : nous ne sommes pas obligés de nous laisser entraîner dans les mêmes vieilles « ornières mentales » qui ont fait problème dans le passé.
Le but de ce programme est d’augmenter notre conscience afin que nous puissions répondre aux situations par choix, plutôt qu’en réagissant automatiquement. Nous réalisons cela en nous entraînant à devenir plus conscients de l’objet de notre attention, puis en changeant délibérément de point de focalisation, encore et encore.]

Le point de départ de cette thérapie consiste à prendre conscience à quel point nous ne sommes pas « présents », c’est-à-dire uniquement là et maintenant.
En effet, nous sommes à chaque instant à un endroit précis, et nous faisons quelque chose. Mais faisons-le vraiment ? Avons-nous réellement conscience d’être en train de faire ce que nous faisons ? Est-ce que la plupart du temps on est pas perdu dans nos pensées ?
On rêvasse perpétuellement, et notre quotidien s’écoule sans que nous y prenons garde. Les instants se succèdent, nous faisons les choses machinalement, instinctivement, par habitude, et notre esprit vagabonde. Se coiffer, faire une vaisselle, se mettre de la crème, mettre ses chaussures, boire son premier café au travail, habiller votre enfant, lui raconter une histoire rigolote, s’étirer… laquelle de ces choses avez-vous fait aujourd’hui en ayant totalement conscience que vous le faisiez ? en ne pensant qu’à ce que vous étiez en train de faire ?

Bon soit me direz-vous, je vois pas l’intérêt à me concentrer à faire toutes ces petites tâches quotidiennes. Et bien détrompez-vous. Tous ces instants que vous passez perdus dans vos pensées, à ruminer des choses ou des situations qui se sont passées, ou à anticiper ce qui va se passer l’instant suivant, vous font perdre de vue l’essentiel : la seule chose qui existe, c’est vous, ici et maintenant. Le passé ? et bien il est passé, l’avenir ? Il ne s’est pas encore produit. Je ne dis pas que penser à des événements passés ou à venir n’est pas bien. En particulier, en ce qui concerne le passé, c’est pas mal d’y penser un peu, histoire de ne pas faire les mêmes erreurs. Pareil pour le futur, mieux vaut essayer de penser à tout pour partir en vacances à la neige, car ça permet entre autres de ne pas oublier de prendre les chaînes quand il est tombé un mètre de neige la veille… Mais l’erreur que nous faisons est de passer la plupart de notre temps « absent », c’est-à-dire avoir notre esprit perpétuellement ni ici, ni maintenant. Cette prise de conscience est essentielle pour votre sommeil.

Dormir, c’est s’abandonner, lâcher prise, ne pas ressasser le passé, ne pas penser au lendemain. Si vous passez chaque instant de votre vie à ne pas être présent à vos émotions, à votre corps, à vos sensations, comment voulez-vous qu’au moment de dormir, vous puissiez vous relâcher et vous laissez aller ? Si chaque instant de votre vie vous êtes sous tension, que vous ne vous laissez pas aller à vivre simplement le moment présent, comment voulez-vous qu’au moment de vous coucher vous trouviez le bouton pour mettre sur « stop » toute cette tension ? C’est impossible. Pour mieux dormir, va falloir travailler sur nos phases d’éveil.
Et quoiqu’il en soit, si vous n’êtes pas là ici et maintenant, vous passez tout simplement à côté de votre vie. C’est frustrant non ? De toujours se dire, à si j’avais su, j’aurais mieux profité de tel ou tel moment ? Et ce qui est sûr est que frustration et sommeil ne font pas bon ménage…

La première séance, et donc le second article, sera dédié au « Pilote Automatique » – MBCT #1 –

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Récit d’une nuit blanche – épisode 2

Voilà le 2ème épisode d’une saga que j’aimerais courte, temporaire, mais qui est longue et apparemment sans fin. Nous sommes trois jours après l’épisode 1, à savoir la nuit du 23 au 24 avril 2015. Cela fait donc plusieurs nuits d’affilé que je ne dors plus. Pourquoi ? Aucune idée. Cette nuit-là j’avais décidé de prendre un somnifère. Voici ce que j’ai écrit le jour suivant, un jour particulièrement difficile pour moi, où j’ai eu besoin de tirer des enseignements de ces moments difficiles :

« Encore une nuit blanche. A 2h du mat, vu l’état de stress et de tension dans lequel je suis, j’ai décidé de prendre un somnifère, le premier depuis plus de 18 mois après ma grossesse [la première]. Quel échec.
Et malgré le cachet, j’ai du mal à dormir. Je dors d’un sale sommeil, je me réveille vaseuse, avec cette impression bizarre de ne pas avoir dormi. Et pourtant si, ce somnifère a réussi à m’arracher quelques heures de sommeil tant bien que mal.
Incapacité à réguler ma température :
Il est 10 heures du matin et j’ai froid. Pourtant, il fait 20°C mais je recherche le soleil pour me réchauffer. La seconde suivante, mes aisselles collent… sacrebleu, c vrai que j’ai vraiment pas bien dormi cette nuit.
Prise de poids immédiate :
Ma prise de poids est immédiate, j’ai pris un kilo. Je me suis pris une tartine de Nutella cette nuit, mais cela ne justifie pas cette prise de poids. Je me sens lourde, mes jambes pèsent une tonne chacune. J’ai pris environ un cm de tour de cuisse, et mon bide a doublé de volume.
A chaque mauvaise nuit, j’ai constaté que je prenais de l’ordre du centimètre de tour de cuisse, et entre 1 et 2 kilos. J’ai aussi constaté que j’ai tendance à perdre immédiatement un à deux kilos lors d’une bonne nuit qui suit plusieurs nuits difficiles. Le sommeil régule la digestion et permet le renouvellement correct des cellules, ce qui nécessite de l’énergie. Si vous dormez pas, vous ne permettez pas ce renouvellement et vous ne puisez donc pas correctement dans ce que vous avez mangé la veille.
Une sensibilité exacerbée :
Les petites attentions positives, le stress, les ondes négatives, les tensions… Toutes les émotions me donnent les larmes aux yeux. Pfff, vivement que cette journée se termine…
Un aspect négligé :
Je suis au travail, et mon aspect est, admettons-le, tout à fait négligé. Je n’ai pas eu envie de m’habiller, de me coiffer, de me maquiller, de mettre des boucles d’oreilles. Ma coiffure est parfaitement identique à celle que j’avais… au réveil ! c’est honteux. C’est là que je réalise que j’aurais dû faire ce que je pensais faire depuis longtemps, à savoir préparer mes vêtements la veille, avec une tenue adéquate pour aller au travail, sortir un ou deux bijoux, le maquillage, et surtout, le matin-même, de m’y tenir !! Cela est très important et permettra de garder un semblant d’amour propre et d’estime de soi devant le reste du monde. En effet, lorsque l’on se néglige, on ne se sent pas sûr de soit, désirable, talentueux, capable de soulever des montagnes. On est déjà épuisés, abattus, plus bas que terre à cause du manque de sommeil, mais il est très important de DONNER L’APPARENCE que tout va bien. Cela est prépondérant. On doit absolument protéger son travail et son environnement le plus possible. On dit que l’habit ne fait pas le moine, cependant il y contribue de manière prépondérante !! Posez-vous la question : vous confieriez vos enfants plus facilement à une personne en costume (policier, pilote d’avion, prêtre, …), ou à un gars couvert de tatouage, percés, et d’aspect négligé ? C’est la même chose pour vous dans votre travail. Si vous avez le moral dans les chaussettes et êtes dans un état psychologique lamentable et que vous laissez entrevoir cette état au reste du monde en permanence, et surtout à votre travail, comment voulez-vous que votre travail vous tire vers le haut ? Vous change les idées en vous sortant de cette spirale infernale ? Votre entourage n’a de cesse de vous renvoyer l’image que vous montrer. »

Si vous aussi vous passez des nuits difficiles, n’hésitez pas à écrire un petit mot sous ces lignes ! Je reprendrai chacun des thèmes cités dans cet article dans ces articles ultérieurs.

Courage, vous n’êtes pas les seuls à souffrir…

 

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Récit d’une nuit blanche – épisode 1

Bonjour à tous,

Bienvenus dans cette saga des nuits blanches. J’ai beaucoup cherché pendant mes nuits sans sommeil des articles de gens qui traversaient les mêmes choses que moi et qui souffraient, pour que je me sente moins seule dans cette épreuve. Je n’ai pas vraiment été en mesure de trouver ce qui me convenait. Voilà pourquoi je vais retranscrire ici quelques récits écrits suite à des nuits atroces. Ces récits montrent que certains jours j’arrivais à gérer les choses à peu près convenablement, d’autres jours, nettement moins. Le premier récit concerne la nuit blanche du 20 au 21 avril 2015. J’ai alors uniquement ma petite fille, qui a environ un an. Il s’agit d’une nuit blanche que j’ai relativement bien supportée :

 » Tiens, cela faisait longtemps que je n’avais pas fait de nuit presque blanche. Mais en voici une, celle du 20 au 21 avril 2015. J’étais dans mon lit, heureusement plutôt très calme, mais j’ai senti les heures s’écouler les unes après les autres… Je me suis donc levée vers 2h. Inutile de rester au lit quand on est si réveillé, autant aller se regarder quelques épisodes d’une série. Et me voilà, avec ma tisane, et des gâteaux recouverts de beurre salé devant ma télé, avec mon casque sur les oreilles pour ne pas réveiller mes amours.
Et voilà que le premier épisode se termine. Allez, un second. Puis un troisième. Incroyable, toujours pas fatiguée. Je regarde s’écouler les minutes sur le micro-onde. C’est vraiment surprenant de constater que le temps passe si vite. Si seulement il pouvait passer aussi vite dans d’autres situations comme les files d’attente et les réunions avec des gens qu’on n’aiment pas…
Et voilà, il est 5 heures du matin. Mmmmh, ca va pas être facile de réfléchir aujourd’hui. Si encore je pouvais m’endormir de suite bien sûr. Ouf, après encore une petite demi-heure, je m’endors enfin.
Et là, je me réveille, en entendant ma poupée qui gazouille à l’autre bout de l’appartement. Voir son sourire résout tout, fort heureusement. Je m’approche de mon ami et manque de me vautrer. Et oui, ce n’est pas sans conséquence une nuit aussi courte, et voilà un premier effet kiss-cool : les vertiges. Il va me falloir un peu de temps pour pouvoir aller du canapé à la chaise sans tituber et me cogner. Ce n’est pas grave, j’ai l’habitude. Heureusement, ce matin, j’ai prévu de travailler de la maison. Cela me permet d’écrire ce petit pamphlet.
Ouf, j’ai froid. Ah oui, ca c’est le second effet kiss-cool. C’est fou ce qu’on oublie vite ces désagréments lorsque cela fait une bonne période qu’on dort à merveille. L’incapacité à réguler sa température corporelle. Il fait 20 degrés, et me voilà avec un pull moumoute digne des plus grands froids polaires. Et le troisième effet kiss-cool que je commence à ressentir, c’est ce fameux « masque de fatigue ». Je sais bien que dans la pub, il n’y a que deux effets kiss-cool. Mais le manque de sommeil amène une tripotée de gentils petits effets kiss-cool 🙂
Je disais donc, oui, ce fameux masque de fatigue. Je parle bien d’un « fameux » car si vous faites une mauvaise nuit, vous allez forcément le ressentir. C’est celui qui vous tire les traits vers le bas, vous met une tension sur les sinus, des poches lourdes comme des valises sous les yeux, vous appuie sur les yeux comme s’ils étaient devenus trop lourds pour vos orbites, et contribue fortement à vous empêcher physiquement de sourire. Oui, on sait que manquer de sommeil contribue à vous rendre plus triste, plus mélancolique, plus tourné vers le passé, moins ouvert aux autres, moins enclin à prendre de bonnes décisions, une incapacité à mettre un filtre sur vos émotions. Mais il y a aussi ces conséquences physiques qu’il ne faut pas négliger.
Mais j’ai de la chance, aujourd’hui, le moral va bien, je tiens le choc. C’est probablement la présence de mes deux bijoux qui fait cela. Allez, je vais me mettre à travailler un peu, ou du moins à avancer un peu en prenant des tâches qui ne demandent pas trop de cerveau.

Courage, vous n’êtes pas seuls, on est nombreux à passer des nuits atroces.
Si vous souhaitez réagir, nous faire partager l’une de vos nuits de souffrance, ces lignes ci-dessous sont à vous. Exprimez-vous, il faut que ça sorte. Ça sortira forcément un jour où l’autre, il vaut mieux que ce soit avec des mots dans les commentaires d’un blog. »

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A quelle catégorie de mauvais dormeur appartenez-vous ?

J’avais beaucoup d’articles prévus avant celui-ci, mais les circonstances chamboulent mon programme.

On est le 2 octobre 2016, et il est 4h52, et je ne dors pas. Il y a 4h, j’apprenais que mon père avait fait un AVC (Accident Vasculaire Cérébral) massif. Je me suis quand même couchée après une bonne douche chaude, mais je sais qu’il est totalement inutile d’essayer de dormir. Je vais écrire, ça m’évitera de trop pleurer.

J’ai donc envie de vous parler de « catégories de mauvais dormeur », et de l’importance de bien connaître et caractériser votre propre problème de sommeil.

Vous avez les gens qui :

  1. tombent comme des masses relativement tôt dans la soirée et qui, si ils ont le malheur de se réveiller, ne retrouvent pas le sommeil,
  2. ceux qui se s’endorment jamais, qui tergiversent ou s’angoissent tellement que cela passe outre la première phase d’endormissement. C’est mon cas,
  3. ceux qui se réveillent tout le temps, comme si leur nuit consistait davantage en une succession de micro-siestes plutôt qu’en une vraie nuit réparatrice,
  4. et certainement d’autres qui ne me viennent pas immédiatement à l’esprit… (n’hésitez pas à m’écrire à ce sujet.)

Voilà déjà un bon début. Cela vous permet de définir comment se passent généralement vos « mauvaises » nuits. Ensuite, il faut vous interroger sur le point de départ de votre insomnie. Quand tout cela a-t-il commencé ? Est-ce seulement transitoire, ou est-ce que cela s’est installé dans le temps ?

Certaines personnes perdent le sommeil suite à un choc, une perte, un traumatisme, ou encore une situation qui vient à l’encontre de vos valeurs. Si la cause de cette insomnie est traitée et que l’on fait un travail correct sur soi, l’insomnie peut se résoudre d’elle-même progressivement.

Mais il se peut que cette insomnie perdure. Origine du problème mal traité ou non pleinement identifié, les quelques nuits difficiles sont suivies par une réelle insomnie qui s’installe insidieusement dans la durée. C’est mon cas. On croit que cela va être passager, et puis non, cela perdure.

Lorsque l’insomnie est très installée, il faut réaliser que des mécanismes se mettent en place au niveau de votre cerveau qui font que dès que quelque chose ne va pas, c’est tout de suite votre sommeil qui en pâtit, comme le vecteur privilégié qu’à choisit votre cerveau pour vous dire : « hey, il y a un problème que tu dois résoudre ! ». Pour certains, une mauvaise nouvelle ou un choc engendrera des maux de tête, de ventre ou de dos. Pour ma part, c’est immédiatement le sommeil qui est atteint. Ces derniers temps, j’avais tendance à plutôt bien dormir mais la nouvelle de mon père, je perds mon sommeil. C’est un fait, il faut que je l’accepte comme une donnée supplémentaire du problème, une caractéristique de mon insomnie.

Ainsi, si vous voulez un jour trouver des pistes de solution à votre problème de sommeil, il est très important d’identifier le plus exactement possible le type de mauvais dormeur que vous êtes. Lorsque vous allez voir un spécialistes ou quelconques praticiens, il est très important de lui donner le plus d’éléments possibles pour caractériser votre sommeil. Voici une liste non exhaustive d’informations qu’il est intéressant de noter ; Notez suite à quoi vous dormez plus ou moins, même les détails les plus insignifiants ou farfelus comme :

  • le stress au travail (quantité d’appels téléphoniques, mails, personnes qui vous interrompent régulièrement votre concentration),
  • le cycle de lune (oui, oui ! Des personnes dorment très mal lors de la pleine lune !),
  • le cycle menstruel (pour les personnes concernéEs 🙂 ),
  • ce que vous avez précisément mangé et bu DES LE MATIN, voire même sur 48h !, et précisez l’heure à laquelle vous l’avez consommé,
  • si vos jambes ont tendance à vous démanger, surtout en fin de journée,
  • si quand vous vous réveillez la nuit, vous avez l’impression d’être essoufflé,
  • si vous avez tendance à vous angoisser à la nuit tombée (« est-ce que je vais enfin trouver un sommeil réparateur cette nuit afin d’être en mesure de pouvoir remplir vos obligations du lendemain »…),
  • Si vous faites des crises d’angoisses, que vous pleurez la nuit,
  • Si vous prenez des médicaments (avec l’heure de la prise), ou si vous avez suivi des traitements lourds par le passé, pris régulièrement des antibiotiques…

N’hésitez pas à m’envoyer un email ou à écrire un commentaire ci-dessous afin de compléter ce texte.

Ensemble, on va y arriver…

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L’insomnie est un problème GRAVE

Lorsque l’on souffre d’insomnie, on a toujours tendance à se dire que ce n’est pas grave, qu’il y a pire, que cela va passer… On y accorde que peu d’importance. Aussi une manière de se voiler la face. Vous vous dites que untel de votre entourage souffre de tel grave problème de santé qui l’oblige à prendre quotidiennement des médicaments ou à multiplier les séjours à l’hôpital. Alors vous vous dites que vous n’avez QUE des problèmes de sommeil, que vous n’avez pas à vous plaindre.

Alors je vais vous raconter une anecdote : voilà environ 2 ou 3 ans, je suis arrivée à mon travail après une nuit blanche (pour moi, j’appelle nuit blanche moins de 2 heures de sommeil), et dans une période particulièrement difficile en terme de manque de sommeil. D’habitude, je me débrouille pour rester enfermée dans mon bureau, afin de ne pas avoir la moindre interaction avec mes semblables. Malheureusement, pour répondre à la demande d’un client, j’ai été dans l’obligation de traverser le laboratoire, et dans le couloir, je tombe sur Mireille. Elle me demande comment je vais, et là, sans que je m’y attende, je fonds en larme. Je me décompose littéralement devant cette collègue de boulot. Je lui explique que je suis JUSTE fatiguée, que je dors MAL, que cela VA PASSER. Et je lui présente mes excuses car j’ai honte de m’effondrer de la sorte alors qu’elle sort tout juste d’un cancer du sein. Et là, elle me répond quelque chose qui restera dans mon esprit jusqu’à la fin de mes jours : « Tu sais, tu ne devrais pas t’excuser. Moi j’ai eu un cancer du sein, et j’ai été soignée. Il existe des médicaments et des traitements pour cela, et même si cela ne marche pas à tous les coups, je vais bien mieux aujourd’hui. A part les effets secondaires du traitement, je n’ai pas souffert, et si tout va bien, je serai débarrassée à vie de ce problème. Alors que toi, tu n’as pas de solution… Je suis plus chanceuse que toi. »

Je pense très régulièrement à Mireille et à ses paroles. En effet, peu de maladies :

  • désarment autant les médecins,
  • durent plus de 15 ans (je parle dans mon cas),
  • impactent ma relation aux autres, mon travail, mon couple, mes enfants,
  • donnent des vertiges à se heurter aux murs, des nausées insupportables,
  • rend la conduite de ma voiture difficile, voire dangereuse,
  • font que je m’effondre en larmes sans raison apparente (y compris au travail),
  • me rendent agressive, tendue, et en même temps provoque une déprime permanente et une profonde lassitude de vivre

J’ai décidé que ce problème était suffisamment grave pour que je lui accorde TOUTE MON ATTENTION. Si vous aussi, vous avez tendance à minimiser votre problème de sommeil et à vous voiler la face quant à la gravité de ce que vous subissez, n’hésitez pas à m’écrire un email ou à laisser un commentaire. Courage, vous n’êtes pas seul !

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« Hyperconnectés : le cerveau en surcharge »

Arte, le samedi 3 septembre 2016 à 22h20 (52 min), diffuse l’émission « hyperconnectés : le cerveau en surcharge », dont voici un extrait :

«  »Des déluges de données qui nous submergent quotidiennement, et provoquent un stress sans précédent.
[Thierry Venin, Sociologue à l’Université de Pau et auteur d’un livre sur la survie dans la société numérique] : « On est stressé à la fois parce qu’il y a trop d’informations à traiter, que cette information arrive trop vite, sur un volume que de toutes façons, humainement on ne pourra pas traiter, donc on a toutes les conditions pour être dans un stress assez avancé. » Pour Thierry Venin, les techniques de l’information sont responsables de l’augmentation du stress au travail. Désormais, l’humanité créé autant d’informations en 2 jours, qu’elle ne l’a fait en 2 millions d’années. » »

Cette émission m’a beaucoup apportée car elle a mis des mots simples sur des choses que je ressentais et que j’avais aussi lues par ailleurs. En effet, lorsque nous nous levons le matin, nous nous levons en fait avec une certaine quantité de choses à pouvoir accomplir dans la journée, plus précisément avec un nombre limité de décisions que nous devrons prendre dans la journée. Voyez cela comme un gâteau ; à chaque fois que quelqu’un vous parle, que l’on vous pose une question, que vous devez prendre une décision, vous prenez une petite part de ce gâteau. Si vous effectuez une tâche, aussi simple qu’elle soit, et que en parallèle, votre téléphone sonne et que vous décidez de répondre, vous raccrochez et faites l’effort de vous replonger dans votre tâche, vous recevez un email, vous y prêtez une attention suffisante pour y répondre… Vous arrivez en fin de matinée, vous avez peut-être réussi à effectuer cette tâche simple, mais vous n’avez plus de gâteau. Vous êtes au milieu de votre journée et n’avez plus de part de gâteau à manger. Que se passe-t-il alors ? Et bien vous êtes obligés de prendre sur vous, en gros, de chercher des parts de gâteaux ailleurs, au détriment de votre bien-être. C’est cela qui génère le stress.

Si dès votre arrivée au bureau, vous aviez fait en sorte de ne pas être dérangé par des collègues, de ne prêter attention à votre téléphone et à vos emails qu’à partir de midi ou 11h par exemple, vous auriez été en mesure d’effectuer une tâche bien plus compliquée, en plus, vous auriez été nettement moins fatigués.

Cette émission est extrêmement éclairante sur ce point. Un chercheur en neurosciences, ancien polytechnicien, propose des exercices à des enfants, et montre à quel point la concentration des enfants diminue en présence de stimuli permanent. De même, l’émission montre un test de concentration d’une personne qui doit lire dans différents contextes, allant d’un lieu très calme et sans interaction jusqu’à un bord de route où le trafic est dense.

J’ai un poste très transversal, et comme j’aime écouter et aider les gens, j’étais perpétuellement coupée dans ma lancée. Avant mon congé maternité, j’avais compté que, en moyenne (je dis bien en moyenne), je n’arrivais pas à avoir plus de 10 min d’affilée sans être interrompue. Cela me produisait un stress permanent, car comme je suis perfectionniste, j’essayais d’être perpétuellement au maximum de mes capacités pour répondre au mieux à la personne (où au mail, où au téléphone…) qui vient de m’interrompre. Résultat, j’étais épuisée, et dès le milieu de matinée, je n’avais plus de « parts de gâteaux » allouées pour cette journée, et j’étais obligée de taper dans mes réserves, de prendre sur moi. De plus, mon travail en pâtit, car je n’étais pas en mesure de mener à terme des tâches, mêmes les plus simples, qui duraient plus de 2 heures.

Suite à cette émission, j’ai donc fait le test : je me fixais un objectif de travail sur environ une semaine, une tâche assez complexe. J’ai changé de bureau et me suis mise en face d’un « geek » (un informaticien, donc qui doit se concentrer sur son travail pour coder). J’ai mis en mode avion pour deux heures le matin mes téléphones perso et professionnel, et je n’ai pas ouvert ni mes emails professionnels, ni personnels.  La seule chose que je ne pouvais empêcher est la venue de mes collègues, et il faut avouer aussi que j’aime bien les aider et les écouter, donc je limitais les interactions à ces personnes. Et bien, premièrement, j’ai enfin pu avancer sur mon travail de manière conséquente, et… j’étais moins fatiguée. Nettement moins sur les nerfs, je m’emportais moins, j’avais accru ma capacité à prendre du recul. La soirée avançant, j’étais aussi beaucoup plus calme, et voilà une dizaine de jours que je dors bien mieux.

J’espère que cet article vous apportera une piste de bien-être. Si cela vous aide et que vous souhaitez réagir à ces lignes, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous 🙂 N’oubliez pas que moi aussi, j’ai beaucoup de choses à apprendre de vous.

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